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CHANGEMENT DE DATE pour la conférence de Mme la Professeure Schmiegelow : La stratégie de Xi Jinping : La Chine en tant que Numéro Un

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13 février 2019 à 19h au lieu du 9 janvier 2019 à 19h

Depuis son accession au Secrétariat du PCC en décembre 2012 et à la présidence de la Chine en mars 2013, Xi Jinping s’est attaché à rapprocher la Chine des États-Unis. En matière de politique intérieure, il a lancé une campagne anti-corruption qui a permis de renouveler le personnel politique, administratif et judiciaire tant aux niveaux national, régional que local.Il a accéléré la modernisation et intensifié le contrôle politique des forces armées, a tenté de réformer lastructure des grandes entreprises publiques sans renoncer au contrôle de leurs secteurs économiques, a mis en place un certain nombre de censures sur Internet et est l’initiateur de gigantesques travaux publics.

En matière de politique étrangère, dès 2013, il propose une « nouvelle Route de la soie » intitulée « Belt and Road initiative », mouvement qui permet d’établir à la fois une stratégie économique d’investissements dans les pays voisins, d’accorder des crédits considérables aux pays du en voie de développement indispensables à la Chine en tant que fournisseurs de matières premières, et d’émettre des sanctions économiques contre des pays qui ont tenté de résister, comme ce fut le cas pour les Philippines qui ont contesté le renforcement militaire chinois en mer de Chine méridionale (îles Spratly).

Dans son discours prononcé lors du 19e Congrès national du Parti en octobre 2017, Xi Jinping a déclaré l’avènement d’une « nouvelle ère » durant laquelle la Chine ne fera plus profil bas, à l’image de la maxime de Deng Xiaoping « Taoguang Yanghui » (Faire profil bas en attendant son temps). La Chine poursuivra au contraire des objectifs beaucoup plus ambitieux tant au niveau national qu’international : il s’agit à la fois d’un développement économique plus équilibré dans tout le pays, d’un plan appelé « Made in China 25 » suspecté par certains observateurs occidentaux de vouloir faire de la Chine le leader économique et technologique mondial et de présenter la Chine comme un protecteur de l’ordre international, à l’heure où le Président Trump s’enferme dans sa stratégie « America First » (comme lors de l’Accord COP21 à Paris sur le changement climatique).

La question est de savoir comment « l’Occident » et plus particulièrement les États-Unis vont réagir à la montée d’une nouvelle puissance aussi formidable. Certains historiens et théoriciens politiques rappellent l’ascension inconfortable d’Athènes à côté de Sparte dans la Grèce antique ou celle de l’Allemagne dans les décennies précédant 1914.

Michèle Schmiegelow, professeure émérite UCLouvain/ Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication, vice-présidente de la direction de la “Marie LuiseSchmiegelow Stiftung” (Fondation Marie Luise
Schmiegelow-Hambourg), co-directeur du projet interdisciplinaire « Economic Consequences of Legal Development : The Cases of Contract Law and Access to Justice » sous l’égide commune du CRIDES et de l’IRES.

Auditoire 14.0.01 (rez-de-chaussée)

14 rue d'Arlon

1050 Bruxelles

Renseignement : patricia.giot@vinci.be